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Extrait du corrigé : Mais une culture unique pourrait-elle s'épanouir? La diversité n'a-t-elle pas des choses à nous apprendre sur l'humain? La diversité des cultures entraînent l'incompréhension des hommes Pour parler de la diversité, il est incontournable de parler du mythe de Babel. Celui-ci est souvent interpréter comme la multiplication des langues comme punition de Dieu. Ainsi les hommes qui parlaient tous la même langue et construisaient dans un même effort une tour, se voient punis par Dieu. Ils ne parlent plus la même langue et ne se comprennent plus, s'éparpillant ainsi aux quatre coins du globe. En effet, la diversité des cultures entraînent des différences de valeurs, de points de vue. Ce qui rend difficile la compréhension, la communication entre les cultures. Ainsi il nous paraît choquant d'apprendre que le chinois peut manger du chien alors que cela est pour nous un animal domestique. La différence qui provoque l'incompréhension entre les hommes, peut alors entraîner de graves conflits et des guerres.
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Que sommes-nous en premier lieu? Les membres d'une culture, d'une civilisation, ou bien des êtres humains? Le droit au particularisme culturel est une donnée de la condition humaine qui par là dépasse toutes les cultures particulières. Or, l'affirmation particulariste a souvent conduit à nier l'homme par la violence.
Peut-on, et de quel droit, passer par-dessus l'appartenance culturelle, et la différence des normes en vigueur dans chaque culture, pour établir des valeurs valables universellement pour tout individu ? D'où sortiraient-elles, sinon encore d'une culture particulière ? N'y a-t-il pas là une contradiction insurmontable? L'ethnologie a d'autre part remis en cause l'idée qu'une civilisation puisse avoir plus de valeur qu'une autre, et prône le
relativisme culturel. Que toutes les cultures s'équivalent, c'est une chose. C'est un autre point qui est ici en question: la diversité des cultures rend-elle impossible l'existence de valeurs supérieures, susceptibles d'une application universelle ? Les valeurs sont-elles forcément propres à une société et à une culture, ou peuvent-elles être transcendantes, c'est-à-dire tirer leur valeur d'une source indépendante des morales particulières? Les valeurs n'expriment-elles que les normes en vigueur dans un groupe, relatives à lui?
Que sommes-nous d'abord? Les membres d'une culture, d'une civilisation, ou bien des êtres humains? Le droit au particularisme culturel est une donnée de la condition humaine qui par là dépasse toutes les cultures particulières. Or, l'affirmation particulariste a souvent conduit à nier l'homme par la violence.
Herder, Pour une autre philosophie de l'histoire
Claude Lévi-Strauss, Race et histoire
Edgar Morin, L'identité humaine
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