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Extrait du corrigé : Percevoir suppose donc un sujet qui perçoit, c'est-à-dire qui organise selon certaines règles la diversité des données sensibles. Donc la perception est essentiellement et structurellement déformation de la réalité. Elle est la réalité vue du point de vue du sujet, c'est-à-dire toujours d'un "je" qui unifie les diverses données qui affectent le corps. La perception ne peut donc donner que des connaissances subjectives. Est-ce à dire pour autant que cette connaissance ne saurait jamais atteindre aucune vérité ? C - LA PERCEPTION N'EST SUSCEPTIBLE D'AUCUNE CONNAISSANCE INTUITIVE.C'est au courant phénoménologique que l'on doit les analyses les plus convaincantes sur le fait qu'aucune évidence ne saurait procéder de la perception sensible.En effet, percevoir quelque chose c'est toujours en saisir un aspect, un profil. Ainsi je perçois bien un aspect de ce tapis laineux et rouge, nous dit Sartre, mais je n'en perçois jamais qu'une face, même si ma conscience peut prolonger imaginairement l'envers du tapis ou sa prolongation sous le fauteuil. Bref, il n'y a aucune possibilité de remplir complètement la conscience perceptive.
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autrement l'on perçoit admettre penser réduit régimes possible nous-mêmes opinions réel pouvons-nous qu'à courage autrui qu'on mort meilleur partir recevables connaître démocratie sans liberté
HTML clipboard L'expérience du rêve peut susciter en nous un étonnement à propos de ce qui est réel : il semble bien relativiser ce que l'on perçoit comme réel. Pourtant, la définition traditionnelle du réel est contenue dans les objets que nous percevons. Mais n'est-ce pas trop réducteur puisque notre conscience peut faire advenir des représentations oniriques, réelles en elles-mêmes ? Il est difficile de fonder ce qui outrepasse la perception sensible. Mais est-ce à dire pour autant que ce que nous percevons pas n'existe pas ? La perception du réel semble alors s'enraciner dans le sujet percevant, de sa capacité et sa motivation à percevoir. N'est-ce pas lui qui construit le réel ? La perception ne devient-elle pas alors qu'une possibilité pour lui d'appréhender le réel ?
La perception est le moyen dont je dispose, en tant que sujet de la connaissance pour accéder à la réalité: c'est-à-dire à ce qui n'est pas moi. Mais cette perception m'informe-t-elle complètement ? La démarche scientifique a depuis longtemps montré que la réalité ne se réduisait pas à ce que nous pouvons en percevoir immédiatement; au contraire, la connaissance objective exige le plus souvent que l'on dépasse les données de la perception. Mais ce qui est découvert au terme de l'investigation scientifique est-il en fin de compte l'objet d'une perception ? Ou alors y a-t-il dans la réalité des domaines définitivement inaccessibles à la perception, réservés par exemple à l'intelligence ? L'étude des sciences contemporaines (en particulier la physique) pourra être d'un grand secours pour répondre à cette question.
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