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Extrait du corrigé : Il n'y a pas besoin d'aller jusqu'à l'élaboration d'une doctrine créationniste pour composer avec des paramètres finalistes, il est très difficile de se défaire de tout finalisme. III-La génétique comme solution ? Le néo-darwinisme concilie les progrès de la biologie génétique et l'héritage de la théorie darwinienne de la sélection naturelle. Les facteurs génétiques sont censés déterminer le phénotype, c'est à dire les caractères apparents de l'individu. La biochimie, qui étudie le développement des gènes, leurs interactions avec des inducteurs chimiques tels les enzymes, est apparemment dissociée de tout finalisme. Il semble que le hasard, défini par Cournot comme la rencontre de deux séries causales indépendantes, trouve avec la génétique ses lettres de noblesse. L'évolution des espèces tiendrait, en gros, à la transmission d'un patrimoine génétique ; la modification de ce dernier, et donc à long terme, de l'espèce, serait due à la variation de certains gènes. Comme Weismann l'a mis en évidence avec sa théorie du plasma germinatif, seul le germen se transmet et non le soma, ce dernier étant l'ensemble des caractères acquis. Même si les caractères acquis ne se transmettent pas, le germen peut être modifié, par exemple par l'intermédiaire de radiations ou d'intoxication due à l'alcool, au tabac ou à un autre poison. Toutefois, on peut repérer de nombreuses fragilités internes au néo-darwinisme, ainsi, dans Néofinalisme, Ruyer écrit en 1952 un chapitre critique fort détaillé mais très complexe sur le sujet.
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