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EXEMPLES DE RECHERCHE
Extrait du corrigé : La liberté se trouve garantie si l'homme est capable de faire bon usage des rapports que sa conscience entretient avec le monde et avec sa conscience. Merleau-Ponty « Qu'est-ce donc que la liberté ? Naître, c'est à la fois naître du monde et naître au monde. Le monde est déjà constitué, mais aussi jamais complètement constitué. Sous le premier rapport, nous sommes sollicités, sous le second nous sommes ouverts à une infinité de possibles. Mais cette analyse est encore abstraite, car nous existons sous les deux rapports à la fois. Il n'y a donc jamais déterminisme et jamais choix absolu, jamais je ne suis chose et jamais conscience nue. En particulier, même nos initiatives, même les situations que nous avons choisies nous portent, une fois assumées, comme par une grâce d'état. La généralité du rôle et de la situation vient au secours de la décision, et, dans cet échange entre la situation et celui qui l'assume, il est impossible de délimiter la part de situation et la part de liberté. On torture un homme pour le faire parler.
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La conscience est une faculté, caractéristique de l’homme, à avoir une connaissance de qu’il est et de ce qu’il fait, et donc à pouvoir penser le monde qui l’entoure et les rapports qu’il entretient avec lui. La conscience est ici interrogée en rapport avec la notion de liberté, puisqu’on nous demande de choisir entre deux affirmations possibles : la conscience est source de liberté d’une part, la conscience est source de contrainte d’autre part.
L’expression « source de », d’abord, renvoie à la fois à une cause et à une origine : la conscience rendrait possible et provoquerait, au choix, la liberté ou la contrainte.
Ces deux termes semblent opposés l’un à l’autre, mais il conviendra d’interroger cette opposition et peut-être de la remettre en question. On définit en effet souvent la liberté comme un état d’absence de contrainte, un état dans lequel je peux faire tout ce que je veux. La contrainte est alors comprise à la fois comme une obligation et comme un empêchement, une entrave.
Il faudra ici s’efforcer de mettre en relation les concepts de liberté et de contrainte en relation avec le concept de conscience, dont il faudra envisager les différents aspects : la conscience en effet permet à l’homme d’agir sur le monde, de le transformer, mais aussi de se connaître et de connaître la peur, l’angoisse, le souci du futur par exemple, ainsi que de se sentir responsable du monde qui l’entoure, ce qui peut être compris comme une forme de contrainte.
Comment penser alors le rapport de la conscience et de la liberté ? La conscience est-elle une condition de la liberté ? – peut-on ainsi dire d’un animal, qui n’a pas la conscience que l’homme a de lui-même, mais qui peut faire ce qu’il veut quand il le veut parce qu’il n’est pris par aucune contrainte, qu’il est libre ? Mais la conscience pourrait être aussi comprise comme la condition d’existence de la contrainte : l’homme conscient peut s’organiser, commander ou obéir, imposer sa volonté, en un mot, contraindre le monde. De la même manière, la conscience lui permet de connaître des affects comme la peur, l’angoisse, qui font qu’il peut considérer sa conscience comme un fardeau. C’est cette articulation difficile entre les différents concepts en jeu qu’il faudra élucider.
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