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C'est cette ambivalence qui constitue le contenu de la question.Or, il est dit ici que « penser, c'est dire non », à savoir nier, refuser, dire que ne pas... Il y a un paradoxe en cet énoncé. Exercer une activité intellectuelle, ce serait, avant tout, refuser, ne pas adhérer, exercer un pouvoir de négation, ne pas affirmer. Pourquoi...
L'argument de l'hérédité fonctionne alors comme un argument a fortiori (« même ceux qui... ») : rien n'est absolument réductible au corps, c'est-à-dire à la nature, et la paternité, en tant que valeur culturelle construite, dépasse l'instinct de reproduction. La deuxième idée refusée (à partir de « il est impossible... ») est celle de la superposition de « couches...
On conçoit en somme la possibilité de la négative. Le pouvoir fie nier apparaît ainsi comme la condition du pouvoir d'affirmer de façon active (au lieu d'être pris dans la croyance). - Remarquer à ce propos que l'esprit critique est tout autre chose que l'esprit de critique. - Distinguer doute méthodique (et provisoire) et doute dit sceptique (purement négatif ?). *...
La bonne conscience est le plus souvent mise en doute et identifiée à la mauvaise foi. L'individu s'efforçant de croire à l'harmonie entre ses actions et ce que lui dicte sa conscience. Le soupçon pesant sur la bonne conscience suffit-il à exclure la possibilité d'un rapport harmonieux entre l'homme et sa conscience ? Le premier sens de la conscience...
« Par Descartes et depuis Descartes, écrit Heidegger, l'homme, le « moi » humain, devient d'une manière prééminente le « sujet » dans la métaphysique... L'homme devient le fondement et la mesure posés par lui-même pour fonder et mesurer toute certitude et [entendre : c'est-à-dire] toute vérité. » (Heidegger, Nietzsche, Gallimard, tome I, p. 115 et p. 109.)...
Si l'animal jouit d'un bonheur que l'homme jalouse, c'est parce qu'il n'a pas de mémoire supérieure. Seul l'homme dit « je me souviens » et pour cela il lui est impossible de vivre heureux et pleinement. En effet : 1) C'est par la mémoire, conscience du passé, que l'homme acquiert la conscience du temps et donc celle de la...
La raison est commune à l'homme et à la nature. La nature n'est pas seulement la loi du plus fort, la domination mais un équilibre rationnel. L'homme ne s'oppose à la nature par sa raison que si on attribue à la nature une connotation particulière, que si on identifie le reste de la part naturelle à ce...
Prenons ce stylo si je le lâche, il tombe, son mouvement est l'effet d'une cause naturelle. Le stylo n'a pas d'intention. Si je lance ce stylo pour faire mal à quelqu'un, mon action résulte par contre d'une intention : je répondrai à qui m'interrogera en donnant les raisons de mon geste. Est-ce parce que j'ai un corps conformé...
Le collectivisme suppose que les individus soient considérés comme les membres d'un corps social A. Le corps social : le collectivisme, économique ou politique, passe par la formation d'une collectivité au nom de laquelle les décisions sont prises. Dans le cadre politique, on parle alors de « corps social » ou de « corps politique », qui est le tout formé par l'ensemble des...
LIBERTÉ (lat. libertas, condition de l'homme libre) Gén. La liberté au sens primitif s'oppose à l'esclavage et se définit alors négativement comme absence de contrainte extérieure. On appelle ordinairement liberté physique le fait d'agir...
L'être divin n'est rien d'autre que l'être humain, ou plutôt, que l'être de l'homme, débarrassé des bornes de l'homme individuel, cad réel et corporel, puis objectivé, cad contemplé et adoré comme un être propre, mais autre que lui et distinct de lui : c'est pourquoi toutes les déterminations de l'être divin sont des déterminations de l'être humain » Feuerbach, « L'essence du...
C'est un doute volontaire, un doute « feint », dit Descartes dont la fonction est d'accoutumer « l'esprit à se détacher des sens » (« abducere mentem a sensibus ») et même de tout objet de pensée pour révéler en sa pureté l'acte même de penser. Le doute cartésien a la valeur d'une pédagogie de l'ascèse qui vise...
Et observez : Pour que le sens commun ait raison il faut que ce principe de raison soit, en fait, un principe d'autorité. [] 1. Constatez : Il est donc possible d'opposer à cette affirmation l'affirmation diamétralement opposée : la liberté est l'absence de toute contrainte. On peut d'ailleurs observer que le sens commun affirme aussi volontiers cette thèse. 2. Expliquez...
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