- Sujet : Mort, Souffrance, Injustice : est-ce le dernier mot de la condition humaine ?
- Concepts : Mort - Souffrance - Injustice - : - est-ce - le - dernier - mot - de - la - condition - humaine - - - 18345 -
- Extrait du corrigé : La mauvaise conscience provient du fait que mon
vol et mon crime auraient pu ne pas avoir lieu. En effet, je me sentirais
certainement moins coupable de ces actes en ayant la certitude qu'il m'était
impossible d'éviter de les commettre - si je n'avais effectivement fait rien
d'autre qu'agir selon ma nature et non selon ma volonté, ou pour le dire
autrement, si mes actions pouvaient me paraître nécessaire. C'est donc en tant
que ma volonté était libre que le mal que j'ai commis est tel : ma conscience
m'indique bien que ma volonté ne portait pas la marque de ma finitude, que je
n'ai pas agi par nécessité, c'est-à-dire conformément à ma nature.
b)
il faut distinguer en l'homme ce qui
est fini de ce qui est infini
Descartes, dans les
Méditations métaphysiques, montre que l'homme, être crée, possède donc
certaines limites (seul Dieu est parfait). il y a en l'homme une chose qui le
rapproche de Dieu : la liberté de vouloir. En effet, celle-ci « me fait
connaître que je porte l'image et la ressemblance de Dieu » en ce qu'elle
est, parmi mes facultés, la seule qui soit infinie : elle ne se limite pas à ce
que l'entendement (ou faculté des représentations abstraites) me présente.
L'usage de la volonté est donc entièrement en son pouvoir lorsqu'il est question
d'agir. Dans Les passions de l'âme, Descartes insiste sur l'idée que le
corps dispose ou encourage l'âme à agir sans pour autant que l'âme soit
impuissante face à ces pressions physiques : l'âme n'est aucunement contrainte à
vouloir l'action que le corps lui propose (exemple : fuite face au danger ; ma
lâcheté est le fait de la peur } le fait que je me suis laissé emporté par
elle).
Transition :
§
Si l'homme était
rigoureusement fini, il serait vain de vouloir remédier à la souffrance, la mort
et l'injustice. Celles-ci auraient bien sûr le « dernier mot ».
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